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Du symbolisme politique de la couleur noire

 
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TerceraVia
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MensajePublicado: Vie Ene 25, 2008 3:33 am    Título del mensaje: Du symbolisme politique de la couleur noire Responder citando

[b]Du symbolisme politique de la couleur noire[/b]
Dr. Karlheinz Weissmann
Histoire :: Allemagne
Début juillet, en Allemagne, des militants de la NPD manifestaient dans les rues tandis que des contre-manifestants s’y opposaient ; dans ce contexte, les journalistes ont quelquefois évoqué l’émergence d’un « Bloc Noir » de l’extrême droite, dont les symboles ne se distinguent pas aisément de ceux de l’extrême gauche.

Cette explication pourrait nous faire penser que ces journalistes veulent traiter d’un phénomène, observable et récurrent, celui du passage des idées politiques de la gauche à la droite, et vice-versa, ou de l’aveu de Joschka Fischer, ancien ministre des affaires étrangères de la RFA, qui vient de déclarer qu’il lisait Ernst Jünger (« Le combat comme expérience intérieure »), quand il jouait au guérillero dans les rues ; ces journalistes ont peut-être aussi voulu dire que les extrêmes finissent toujours par se rejoindre. En fait, « Bloc Noir » ou non, l’analyse nous démontre que la couleur noire a été le signe de la gauche révolutionnaire comme de la droite révolutionnaire.
Chronologiquement, l’usage du noir, comme signe politique, a d’abord été le fait de la gauche : lors de la Révolution de Juillet à Paris en 1830, on n’a pas seulement vu les partisans du drapeau « rouge » s’opposer aux partisans du drapeau tricolore ; au sein même de la fraction la plus radicale, émergea, à l’époque, un mouvement anarchiste, au sens le plus strict du terme, qui fit du noir sa couleur de prédilection. En 1848, Bakounine se range tout naturellement derrière un drapeau noir. Lors de la Commune, en 1871, des éléments très radicaux font à leur tour usage d’un drapeau noir.

Depuis les années 1880, des groupes anarchistes commencent à s’organiser dans bon nombre de pays européens et aux Etats-Unis : ce courant s’identifie à la couleur noire. On en vient alors à considérer, partout, que le noir est la couleur des anarchistes ; c’est donc en noir que combattent les troupes de Nestor Makhno après la première guerre mondiale pour une Ukraine indépendante. Les milices anarchistes espagnoles choisissent aussi le noir pendant la guerre civile de 1936-39.

Au cours du vingtième siècle, l’anarchisme perd rapidement de son importance. Son drapeau noir tombe dans l’oubli. Il ne renaîtra que lors de la révolte étudiante des années 60, d’abord aux Etats-Unis, ensuite dans le monde entier.

Les anarchistes interprètent l’usage du noir par leurs militants de manières différentes : les uns prétendent qu’ils reprennent un symbole traditionnel de protestation ; d’autres affirment qu’il s’agit du noir du deuil porté en souvenir des combattants tombés pour la Commune en 1871. D’autres encore, comme Howard Ehrlich, émettent la thèse que le drapeau noir représente la « négation de toutes les couleurs », et est donc le symbole du refus de toutes les formes de domination exercées sur l’homme.

Bien entendu, les anarchistes ne peuvent pas revendiquer le monopole du drapeau et de la couleur noirs : pendant l’entre-deux-guerres, il y eut des mouvements nationalistes qui choisirent cette couleur symbolique parce qu’elle recelait, à leur yeux, une dynamique révolutionnaire. Ce fut surtout le cas des fascistes italiens qui défilaient en chemises noires et portaient des drapeaux, fanions et étendards noirs.

Rien n’est clair quant à l’origine de la chemise noire. La thèse la plus plausible est qu’elle provient des uniformes des « arditi », unités d’élite italiennes de l’armée de terre, dont les soldats, après la Grande Guerre, ont souvent rejoint les partisans de Mussolini. Les « arditi » préféraient les chemises noires sous leurs vestes d’uniforme, parce que celles-ci leur donnaient un aspect particulièrement terrifiant. A rebours d’une thèse qui a également été émise, je ne pense pas que les fascistes aient choisi des chemises noires parce que les ouvriers d’Emilie-Romagne en portaient traditionnellement.

Beaucoup de petites formations fascistes reprennent la chemise noire à partir des années 20, copiant ainsi leur modèle italien. En Allemagne, la NSDAP préférait le brun pour les uniformes de ses formations politiques (même si les SS, avec leurs uniformes entièrement noirs, disaient appartenir au « Schwarzes Korps », au « Corps Noir »). Pourquoi avoir choisi le brun ? Sans doute parce que le noir avait déjà été accaparé par des mouvements nationaux révolutionnaires concurrents des nationaux-socialistes.

Immédiatement après la première guerre mondiale, les nationalistes, dans le Reich allemand, avaient hissé des drapeaux noirs pour protester contre les clauses du Traité de Versailles. Durant les années 20, bon nombre de groupes et groupuscules adoptent le noir comme symbole, notamment sous l’influence d’Arthur Moeller van den Bruck. Les principaux groupes qui optèrent pour le noir sont les fédérations de jeunesse (Jugendbünde), le Landvolkbewegung (Le mouvement du peuple des campagnes) et le mouvement « Widerstand » (= Résistance) du théoricien national révolutionnaire Ernst Niekisch. La dissidence de la NSDAP, que l’on a appelée le « Front Noir », utilisa aussi un drapeau noir.

Après la seconde guerre mondiale, les emblèmes noirs disparaissent presque totalement. Ils ne reviendront que dans les années 90, quand des « Kameradschaften » militantes de l’extrême droite réapparaissent dans les rues d’Allemagne : elles ont puisé, pour créer leurs symboles, dans les vieux fonds des traditions nationalistes. Elles ont découvert que le noir y avait eu son importance. D’où la notion de « Bloc Noir ». Ce « Bloc Noir » utilise le noir dans des variantes vestimentaires à la mode : sweat-shirts à capuchon, casquettes de base-ball, lunettes solaires noires ou à miroir.



http://www.voxnr.com/cc/d_allemagne/EElVZZVkZpUCAthgsT.shtml
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MensajePublicado: Vie Ene 25, 2008 3:34 am    Título del mensaje: Responder citando

Del simbolismo político del color negro
Dr. Karlheinz Weissmann
Julio, en Alemania, militantes del NPD se manifestaban en las calles cuando unos contramanifestantes se oponían; en ese contexto los periodistas han evocado la emergencia de un Bloque Negro de extrema derecha, cuyos símbolos no se distinguen facilmente de los de la extremaizquierda.

Esta explicación podría hacernos pensar que los periodistas quieren tratar un fenómeno, observable y recurrente: el del pasaje de las ideas políticas de la izquierda a la derecha y viceversa, o el hecho de Joschka Fischer, antiguo ministro de asuntos estrangeros de la RFA, que acaba de declarar que relía Ernst Jünger ("El combate como experiencia interior") cuando jugaba a guerrillero en las calles. Estos periodistas han podido tambien querer decir que los extremos terminan siempre por tocarse. En fin, "Bloque Negro" o no, el análisis nos demuestra que el color negro ha sido el signo de la izquierda revolucionaria como de la derecha revolucionaria.

Cronológicamente el uso del negro como signo político ha sido primero de la izquierda: durante la revolución de Julio de 1830 en Paris, no sólo se vieron partisanos de la bandera roja oponerse a los partisanos de la tricolor, sino que en el mismo seno de la fracción más radical emergió un movimiento anarquista, en el sentido más estricto del término, que hizo del negro su color predilecto. En 1848 Bakunin se posiciona naturalmente detrás de una bandera negra. Durante la Comuna, en 1871, los elementos más radicales tambien usaron la bandera negra.

Desde 1880, los grupos anarquistas comienzan a organizarse en numerosos paises europeos y en EEUU: esta corriente se identifica con el color negro. Entonces se considera, en todas partes, que el color negro es el color de los anarquistas; es en negro que combaten las tropas de Nestor Makhno despues de la primera guerra mundial por una Ucrania independiente. Las milicias anarquistas españolas eligen tambien el negro durante la guerra civil española

A lo largo del siglo XX, el anarquismo pierde rápidamente su importancia. Su bandera negra cae en el olvido. No renacerá hasta despues de la revuelta estudiantil de los años 60, primero en los EEUU, luego en el mundo entero.

Los anarquistas interpretan el uso del negro de maneras diferentes: unos pretenden recoger un simbolo tradicional de protesta, otros afirman que se trata del negro del duelo llevado por los combatientes caidos por la Comuna en 1871. Otros incluso, como Howard Ehrlich, dicen que la bandera negra representa la negación de todos los colores, es el rechazo de todas las formas de dominación ejercidas por el hombre.

Pero los anarquistas no pueden revindicar el monopolio de la bandera y del color negro: durante las dos grandes guerras mundiales, existieron movimientos nacionalistas que eligieron este color simbólico porque portaba, a sus ojos, una dinámica revolucionaria. Fue el caso, sobre todo, de los fascistas italianos que desfilaban en camisa negra y llevaban banderas y estandartes negros.

No está claro el origen de la camisa negra. La tésis más plausible es que proviene de los uniformes de los "arditi", unidades de élite italianas del ejército de tierra, cutos soldados, despues de la Gran Guerra, se han incorporado a los partisanos de Mussolini. Los "arditi" preferían las camisas negras en su uniforme porque les daba un aspecto particularmente terrorífico. Así mismo no pienso que los fascistas hayan elegido las camisas negras tradicionales por los obreros de Emilie-Romagne que las llevaban.

Muchas pequeñas formaciones fascistas vuelven a utilizar la camisa negra a partir de los años 20, copiando el modelo italiano. En Alemaña, el NSDAP prefería el pardo para los uniformes de sus formaciones políticas (aunque las SS iban de negro, porque decian pertenecer a los "Schwarzes Korps", a los "cuerpos negros"). ¿Porqué eligieron el pardo? Sin duda porque el negro había sido acaparado por los movimientos nacional-revolucionarias en competencia con los nacional-socialistas.

Inmediatamente después de la primera guerra mundial, los nacionalistas, en el Reich alemán, habían izado banderas negras para protestar contra el tratado de Versalles. Durante los años 20, numerosos grupos y grupúsculos adoptaban el negro como símbolo, notablemente influenciados de Arthur Moeller van den Bruck. Los principales grupos que optarían por el negro son las federaciones de juventudes (Jugendbünde), el Landvolkbewegung (El movimiento del pueblo del campo) y el movimiento "widerstand" (Resistencia) del teórico nacional-revolucionario Ernst Niekisch. La disidencia del NSDAP, llamada Frente Negro, utilizada la bandera negra.

Despues de la segunda guerra mundial, los emblemas negros desaparecen casi totalmente. No volverán que hasta los años 90, cuando los Kameradschaften militantes de extremaderecha reaparecen en las calles de Alemania: han buscado, para crear sus símbolos, en los viejos fondos de las tradiciones nacionalistas. Han descubierto que el negro tuvo su importancia. De ahí la noción "Bloque Negro". Ese Bloque Negro utliza el negro en las variantes de la moda: en las sudaderas con capucha, las gorras o las gafas de sol.
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Traducido por Europeos
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