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Le plan de Bush pour l’Irak

 
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TerceraVia
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MensajePublicado: Vie Ene 25, 2008 3:23 am    Título del mensaje: Le plan de Bush pour l’Irak Responder citando

Le plan de Bush pour l’Irak : pousser l’Iran à la guerre
Dr. Trita Parsi
Étranger
Le discours du Président George W. Bush sur l’Irak concernait moins l’Irak que son voisin oriental, l’Iran. Il n’y avait pas grand-chose de nouveau dans la stratégie appliquée par les États-Unis en Irak, mais sur l’Iran, le président a défini un plan qui semble avoir pour but d’amener l’Iran dans une guerre avec les Etats-Unis.

Alors que Washington spéculait sur le fait que le président accepte ou non les recommandations du groupe d’étude sur l’Irak, peu de gens avaient prévu qu’il ferait exactement l’opposé de ce que James Baker et Lee Hamilton avaient conseillé. Plutôt que de se retirer d’Irak, Bush a décidé une augmentation du nombre de troupes.

Plutôt que de discuter avec l’Iran et la Syrie, Bush a pratiquement déclaré la guerre à ces états. Et plutôt que de faire pression sur lsraël pour trouver une solution au conflit israélo-palestinien, l’administration Bush fournit du combustible dans le conflit interne à Gaza en armant et entraînant le Fatah contre le Hamas.

Plusieurs développements et rapports récents indiquent que l’administration Bush n’a jamais considéré de façon plus sérieuse la guerre contre l’Iran. Mercredi, Bush a proféré les accusations les plus dures jusqu’à aujourd’hui contre les dirigeants à Téhéran, affirmant que les religieux « fournissaient l’appui matériel pour des attaques contre les troupes américaines. »

Tout en promettant « de faire cesser les attaques sur nos forces » et de « chercher et détruire les réseaux qui fournissent les armements modernes et l’entraînement à nos ennemis en Irak, » il n’a fait aucune mention du flot continu d’hommes et d’argent allant aux insurgés sunnites et à l’Al Qaeda à partir de la Jordanie et de l’Arabie Saoudite.

Il a au contraire révélé le projet de déployer de nouvelles forces de frappe dans le golfe Persique et un système de défense antimissile composé de missiles Patriots dans les états du Conseil de Coopération de Golfe (CCG) pour protéger les alliés des États-Unis. L’utilité de ce projet pour mettre fin à la violence en Irak demeure un mystère. Ni les insurgés sunnites ni les milices chiites ne possèdent de missiles ballistiques. Et s’ils en avaient, rien n’indique qu’ils viseraient les états du CCG -- Le Bahrain, le Kowéit, l’Oman, le Qatar, l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis.

Le déploiement de missiles Patriots peut être cependant expliqué à la lumière d’un plan des États-Unis pour attaquer l’Iran. L’année dernière, l’Iran a fait savoir aux états du Golfe, dans un langage exceptionnellement émoussé, qu’il exercerait des représailles contre les royaumes des « sheikhs Arabes » si jamais les États-Unis attaquaient l’Iran en utilisant des bases à partir de ces pays. Conscient de la faiblesse de l’Armée de l’Air iranienne, les armes les plus susceptibles d’être employées par Téhéran sont les missiles ballistiques - tout à fait le type d’arme pour lequel même les Patriots ont été conçus afin de fournir le bouclier nécessaire. Une première étape pour s’acheminer vers la guerre contre l’Iran serait de fournir aux états du CCG une protection contre des représailles iranienne potentielles.

Peut-être l’indication la plus flagrante d’une guerre imminente avec l’Iran est la récente arrestation par Washington de diplomates iraniens en Irak. Dans la période où Bush tenait son discours, des forces spéciales des États-Unis -- en violation flagrante avec les règles diplomatiques et en rappelant la prise d’otage des diplomates américains dans Téhéran par les étudiants iraniens en 1979 -- ont donné l’assaut au consulat iranien dans Erbil au nord de l’Irak, arrêtant cinq diplomates. Plus tard, des forces des États-Unis se sont presque opposées avec les forces de peshmergas kurdes en cherchant à arrêter d’autres ressortissants iraniens à l’aéroport d’Arbil.

Ces opérations ont exaspéré le gouvernement irakien, y compris les Kurdes qui sont pourtant de fidèles alliés de Washington. « Ce qui s’est produit... est très ennuyeux car il y avait là une représentation iranienne depuis des années et elle fournissait des services aux citoyens, » a déclaré le ministre irakien des affaires étrangères Hoshiyar Zebari à la télévision Al-Arabiya.

L’administration de Bush a justifié ces agressions -- y compris les arrestations de plusieurs fonctionnaires iraniens en décembre l’année dernière - en disant détenir des preuves sur la participation iranienne à la déstabilisation de l’Irak. Mais si le but est de collecter des informations, il y aurait plus de sens à lancer une opération de grande ampleur et simultanée en direction de tous les bureaux iraniens plutôt que de procéder par touches successives qui alertent les Iraniens et leur laissent tout loisir de détruire les preuves qu’ils ont (ou n’ont pas ?) en leur possession.
Une escalade dans les incursions et les arrestations peut à l’opposé être considérée comme devant provoquer les Iraniens pour les inciter à répondre, ce qui alors augmenterait la tension et fournirait à l’administration Bush le casus belli nécessaire pour emporter le soutien du congrès américain pour le projet de guerre avec l’Iran.

Plutôt que de viser une guerre préventive contre l’Iran en la justifiant par l’existence d’armes de destruction massive -- une stratégie adoptée par les Etats-Unis avec l’Irak mais peut suceptible de réussir avec l’Iran -- la succession des évènements dans une stratégie de provocation et d’escalade est supposée faire croire que les Etats-Unis sont forcés à la guerre.

D’importants sénateurs républicains et démocrates semblent avoir compris ce qu’il en était de la stratégie guerrière du président. Durant l’audition de jeudi au sénat devant le Comité pour les Affaires Externes, le sénateur Chuck Hagel du Nébraska a établi des parallèles avec la stratégie basée sur le mensonge de l’administration de Richard Nixon pour justifier une escalade de la guerre du Vietnam vers le Cambodge. « Quand vous mettez en marche le genre de politique dont le président parle ici, » a-t-il averti la secrétaire d’état Condoleezza Rice, « cela devient très, très dangereux. »

Le sénateur Joseph Biden du Delaware a ajouté que la guerre avec l’Iran exigerait l’accord du Congrès. Le congrès pose un réel défi au plan de guerre de Bush, au-delà des échanges verbaux entre des sénateurs frustrés et des hauts fonctionnaires sur la défensive.

La prochaine initiative peut venir de l’Iran. Téhéran a probablement reniflé le piège et restera immobile dès à présent afin de priver l’administration de Bush d’un prétexte à l’escalade. Mais les provocations permanentes des États-Unis par d’autres attaques de consulats iraniens et de représentations iraniennes finiront probablement par entraîner une réponse intentionnelle ou involontaire, après quoi l’escalade et la guerre peuvent se transformer en réalité. L’Iran a parfois manqué de la discipline nécessaire pour s’abstenir de répondre aux agressions.

Tandis que le calcul de l’administration parait être qu’une extrême pression sur l’Iran forcera Téhéran à commettre une erreur, la croyance en Iran que des concessions inciteraient à un changement dans la politique des Etats-Unis est proche de zéro. Les États-Unis ont en effet successivement rejeté toutes les offres iraniennes.

Mais Téhéran peut pouvoir changer le climat qui règne et échapper au piège de la guerre de Bush en relançant des discussions avec l’Union Européenne pour discuter les sujets régionaux aussi bien que l’impasse sur le dossier nucléaire. La patience et la confiance de l’Europe envers l’Iran ont en grande partie été dilapidées suite à l’incapacité de Téhéran d’apprécier pleinement les efforts faits l’automne dernier par Javier Solana, le haut représentant européen pour les questions de sécurité et les affaires externes, afin de négocier un accord sur la suspension des opérations d’enrichissement nucléaire.

De plus, l’Union Européenne comprend bien que les effets de marée d’une guerre régionale dans le Moyen-Orient atteindront l’Europe beaucoup plus tôt qu’ils n’atteindront les rivages des États-Unis. Mais que l’Europe se dresse pour ses propres valeurs et pour sa sécurité et contre les plans de guerre de Bush reste cependant à voir.
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MensajePublicado: Vie Ene 25, 2008 3:24 am    Título del mensaje: Responder citando

El plan para Iraq de Bush: empujar a Irán a la guerra


El discurso del presidente George W. Bush sobre Iraq trataba menos sobre Iraq que sobre su vecino oriental, Irán. No había nada nuevo que decir sobre la estrategia de los EEUU en Iraq, pero sobre Irán, el presidente ha definido un plan que parece tener como objetivo llevar a Iran a una guerra contra los EEUU.

Mientras que Washington especulaba sobre el hecho de que el presidente aceptase o no las recomendaciones del grupo de estudio sobre Iraq, pocos habían previsto que haría exactamente lo contrario de lo que James Baker y Lee Hamilton habían aconsejado. Más que retirarse de Iraq, Bush ha decidido un aumento del número de tropas.

Más que discutir con Irán y Siria, Bush ha prácticamente declarado la guerra a esos estados. Y más que presionar sobre Israel para encontrar una solución al conflicto israelo-palestino, la administración Bush hecha leña al fuego del conflicto interno en Gaza armando y entrenando Al Fatah contra Hamas.

Varios indicios recientes indican que la administración Bush no ha considerado jamás de forma tan seria la guerra contra Irán. El Miércoles, Bush ha proferido las acusaciones más duras hasta hoy contra los dirigentes de Teheran, afirmando que los religiosos "suministraban apoyo material para los ataques contra las tropas americanas".

Todo ello prometiendo "hacer cesar los ataques sobre nuestras fuerzas" y de "buscar y destruir los focos que abastecen armamentos modernos y entrenamiento a nuestros enemigos en Iraq", y no ha hecho ninguna mención al flujo continuo de hombres y dinero destinado a los insurgentes sunitas y a Al Qaeda desde Jordania y Arabia Saudí.

Al contrario, ha revelado el proyecto de desplegar nuevas fuerzas en el golfo pérsico y un sistema de defensa antimisiles compuesto por misiles Patriots en los estados del Consejo de Cooperación del Golfo (CCG) para proteger los aliados de los EEUU. La utilidad de este proyecto para poner fin a la violencia en Iraq sigue siendo un misterio. Ni los insurgentes sunitas ni las milicias chiitas poseen misiles balísticos. Y si los tuviesen, nada indica que los dirigirían a los estados del CCG como Baharin, Kuwait, Oman, Qatar, Arabia Saudí y los Emiratos Árabes Unidos.

El despliegue de los misiles Patriots podría explicarse por un plan de los EEUU para atacar Irán. El año pasado, Irán hizo saber a los estados del Golfo, en una dialéctica embotada, que ejercerían represalias contra los reinos de los « sheikhs Arabes » si EEUU atacaban Irán usando las bases de esos países. Conscientes de la debilidad de la armada aérea iraní, las armas más susceptibles de ser utilizadas por Teheran serían los misiles balísticos -es decir el tipo de arma para el cual los Patriots han sido concebidos. Una primera etapa para allanar el camino hacia la guerra contra Irán sería abastecer a los estados del CCG una protección contra las potenciales represalias iraníes.

Puede que el indicio más importante de una guerra inminente contra Irán es el reciente arresto de diplomáticos iraníes en Iraq por parte de Washington. En el primer periodo donde Bush mantenía su discursos, las fuerzas especiales de los EEUU -en violación flagrante de las reglas diplomáticas y recordando el secuestro de diplomáticos americanos en Teheran por estudiantes Iraníes en 1979- han asaltado el consulado Iraní en Erbil, al norte de Iraq, arrestando a 5 diplomáticos. Más tarde, las fuerzas de los EEUU se han opuesto a las fuerzas peshmergas kurdas buscando arrestar otros iraníes en el aeropuerto de Arbil.

Estas operaciones han exasperado al gobierno de Iraq, incluso a los kurdos que son sin embargo aliados fieles de Washington. "Lo que se ha producido... es muy embarazoso porque había una representación iraní desde hace años y abastecía servicios a los ciudadanos", ha declarado el ministro iraquí de asuntos extranjeros Hoshiyar Zebari en el canal Al- Arabiya.

La administración Bush ha justificado estas agresiones -incluidos los arrestos de varios funcionarios iraníes en Diciembre del año pasado- diciendo que tienen pruebas sobre la participación iraní en la desestabilización de Iraq. Pero si el objetivo era recolectar informaciones, tendría más sentido hacer una operación de gran amplitud y simultaneidad hacia todas las oficinas iraníes en vez de proceder poco a poco, succesivamente, alertando a los iraníes y dejándoles plácidamente destruir las pruebas que tienen (¿O no tienen?) en su posesión.

Una escalada en las incursiones y arrestos puede, al contrario, ser considerado como una provocación a los iraníes para incitarles a responder, lo que aumentaría la tensión y daría a la administración Bush el casus belli necesario para conseguir el apoyo del Congreso americano para el proyecto de la guerra contra Irán.

Más que pensar en una guerra preventiva contra Irán, justificándola por la existencia de armas de destrucción masiva -una estrategia adoptada por EEUU con Iraq pero poco factible para Irán- la sucesión de hechos en una estrategia de provocación es un supuesto para hacer creer que EEUU están forzados a ir a la guerra.

Importantes senadores republicanos y demócratas parecen haber comprendido la estrategia oculta del presidente. Durante la audición del Jueves al Senado, delante del Comité para los Asuntos Extranjeros, el senador Chuck Hagel de Nebraska ha establecido paralelismos entre la estrategia basada en la mentira de la administración de Richard Nixon para justificar la guerra de Vietnam a Camboya. "Cuando se pone en marcha este tipo de política donde el presidente habla aquí" ha advertido Condoleezza Rice "esto puede ser, muy peligroso".

El senador Joseph Biden de Delaware ha añadido que la guerra con Irán exigiría un acuerdo en el Congreso. El Congreso es un desafío real al plan de guerra de Bush, más allá de intercambios verbales entre los senadores frustrados y los altos funcionarios en defensiva.

La próxima iniciativa puede venir de Irán. Teheran ha probablemente desinflado la tensión y se quedará inmovil para privar a la administración Bush de cualquier pretexto. Pero las provocaciones permanentes de los EEUU por otros ataques a consulados iranís y de representación iraní terminarán probablemente por causar una respuesta intecionada o involuntaria, así que la guerra podrá transformarse en realidad. A Irán le ha faltado alguna vez disciplina para abstenerse de responder ante las agresiones.

Mientras que el cálculo de la administración parece ser una presión extrema sobre Irán que forzará a Teheran a cometer un error, la creencia en Irán a que concesiones incitarian un cambio en la política de los EEUU está próxima a cero. Los EEUU tienen, en efecto, succesivamente rechazado todas las ofertas iranís.

Pero Teheran puede cambiar el clima que reina y escapar a la trampa de la guerra de Bush, relanzando debates con la Unión Europea para discutir sobre la territorialidad así como el impás del dosier nuclear. La paciencia y confianza de Europa hacia Irán ha sido en gran parte dilapidadas despues de la incapacidad de Teheran de apreciar los esfuerzos en Otoño de Javier Solana, el alto representante europeo para las cuestiones de seguridad y los asuntos externos, para negociar un acuerdo sobre la suspensión de las operaciones de enriquecimiento nuclear.

Además, la Unión Europea comprende muy bien los efectos de una guerra regional en el Medio Oriente, que llegarán antes a Europa que a EEUU. Pero que Europa se mueva por sus propios valores y por su propia seguridad y contra los planes de guerra de Bush todavia queda por ver.
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Traducido por Urioste
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